SEO et GEO : les nouveautés de mon CMS

Deux mois après mon premier article sur le sujet, ce qui est sorti de la phase de test et ce qui s'y est ajouté.

Fin septembre, je vous présentais la brique SEO de mon CMS (cms.shapes.fr), avec deux outils encore en test : un audit interne et une connexion à la Google Search Console. Les deux sont maintenant déployés, et d'autres sont arrivés entre-temps.

L'audit interne, en service

L'audit parcourt toutes les pages du site et relève ce qui ne va pas, classé par gravité. Je l'ai d'abord fait tourner sur shapes.fr, où j'ai intégré le même audit. Le premier passage m'a renvoyé 23 avertissements et 171 suggestions sur 93 pages. Pas très glorieux pour quelqu'un qui écrit sur le référencement, je vous l'accorde. La plupart venaient des pages de références : une image, une ligne de crédits, et presque pas de texte. J'ai donc écrit une présentation pour chaque projet, et le compteur est aujourd'hui à zéro.

Le résultat s'exporte en PDF ou en tableur. On garde ainsi une trace avant et après une série de corrections, et le client a un document à mettre en face des audits automatisés dont je vous parlais la dernière fois.

J'ai aussi corrigé au passage un défaut de Laravel : une même page répond à une adresse avec « index.php » au milieu, ce qui peut donner à Google une deuxième copie de tout le site. Le module redirige maintenant ces adresses vers la bonne, sur tous les sites, sans réglage côté serveur.

Les chiffres de Google dans le back-office

La connexion à la Search Console est en place. Chaque nuit, le site récupère les vrais chiffres de Google (clics, impressions, taux de clic et position moyenne) et les affiche à côté de l'audit, page par page, en comparant les 28 derniers jours aux 28 précédents.

J'y ai ajouté une lecture de ces chiffres. Le module signale :

  • Les pages proches de la première page : des recherches où la page arrive entre la 8e et la 20e position. Un peu de travail sur le texte peut suffire à la faire remonter.
  • Les pages qui se concurrencent : deux pages du site sur la même recherche, qui se partagent les impressions (on parle de cannibalisation).
  • Les taux de clic faibles : une page bien placée mais peu cliquée, souvent à cause d'un titre ou d'une description qui ne donnent pas envie.
  • Les baisses de trafic : des clics ou des impressions en recul d'au moins 30 % d'une période à l'autre.
  • Les pages jamais affichées : des pages du sitemap que Google n'a montrées à personne.

Ces signaux s'affichent à part des erreurs de l'audit, parce que ce sont des tendances à suivre d'un mois sur l'autre. Sur shapes.fr, la carte annonçait une soixantaine de pages jamais affichées : c'étaient justement les pages de références qui venaient de recevoir leur texte. Le chiffre devrait baisser à mesure que Google repasse dessus.

La connexion reste optionnelle. Sur un petit site, Google partage trop peu de données pour en tirer quelque chose, et je préfère ne pas afficher des chiffres qui ne veulent rien dire. L'accès est en lecture seule : le site consulte les statistiques sans rien pouvoir modifier dans la Search Console.

Bing, et les IA avec lui

Je regardais assez peu Bing jusqu'ici. En vérifiant shapes.fr dans Bing Webmaster Tools (l'équivalent de la Search Console chez Microsoft), j'ai vu qu'il recommandait IndexNow.

IndexNow permet à un site de prévenir les moteurs de recherche dès qu'une page est ajoutée, modifiée ou supprimée, sans attendre qu'ils repassent d'eux-mêmes. Un seul envoi suffit pour Bing, Yandex, Seznam, Naver et Yep. C'est là que ça rejoint le GEO : l'index de Bing alimente aussi la recherche de ChatGPT, Copilot ou DuckDuckGo.

Toutes les quinze minutes, le module compare le sitemap à ce qu'il a déjà envoyé et ne transmet que les changements. Vous publiez une page, Bing est prévenu dans le quart d'heure, sans rien faire de plus. Sur shapes.fr, le premier envoi est parti le 3 novembre avec 97 adresses, acceptées sans erreur. Google, lui, n'utilise pas IndexNow et continue de s'appuyer sur le sitemap.

Pour l'instant, les chiffres de Bing restent dans Bing Webmaster Tools. La prochaine étape sur ma TODO list est de le connecter au back-office comme la Search Console, pour avoir les deux moteurs sur la même page.

Concrètement

Un client qui ouvre l'onglet SEO de son back-office y trouve maintenant l'état de son site et les chiffres de Google sur la même page. Les autres moteurs sont prévenus de chaque mise à jour sans qu'il ait à y penser.

Les agences avec qui nous travaillons gardent leurs outils, bien plus complets. Mais quand un nouveau rapport alarmant arrive dans la boîte mail d'un client, on peut au moins lui répondre avec des chiffres.

Je vous reparlerai de Bing quand la connexion sera en place.